
Une société de recouvrement en France opère dans le cadre de la loi du 9 juillet 1991 et du décret de 1996. Mandat écrit obligatoire; frais à la charge du créancier (sauf indemnité forfait 40 euros par facture). Rémunération typique: commission 10-20 pour cent sur encaissement B2B.
Une société de recouvrement est un prestataire spécialisé dans le recouvrement de créances pour le compte de ses clients. En France, l'activité est encadrée par la loi n° 91-650 du 9 juillet 1991 et le décret n° 96-1112 du 18 décembre 1996. Pour un créancier B2B qui envisage de mandater une société, la sélection doit reposer sur des critères objectifs: légalité du cadre, transparence tarifaire, qualité du reporting, et clauses de sortie.
Ce guide présente le cadre légal, les modèles de rémunération usuels, et la grille d'évaluation à appliquer avant signature du mandat.
ParamètreMarchéCommission B2B10-20% sur encaissementIndemnité forfait récupérable40 € par facture (art. L.441-10 C.com)Mandat écritObligatoire (loi 91-650)Frais à charge créancierPrincipe: oui (sauf forfait 40 €)Durée typiqueIndéterminée avec préavisReportingMensuel minimum
La loi n° 91-650 du 9 juillet 1991 portant réforme des procédures civiles d'exécution, combinée au décret n° 96-1112 du 18 décembre 1996, encadre l'activité amiable de recouvrement des créances pour compte d'autrui.
Mandat écrit obligatoire. L'article 32 de la loi impose un mandat écrit entre le créancier et la société de recouvrement. Le mandat doit identifier les parties, la créance, et les conditions de rémunération. Un mandat verbal est nul et n'autorise pas l'activité.
Information du débiteur. La première communication au débiteur doit inclure le nom du créancier, le fondement et le montant de la créance, et les coordonnées du prestataire. Le débiteur doit savoir qui le contacte et pour quelle dette.
Frais à la charge du créancier. Principe: les frais de recouvrement amiable sont à la charge du créancier (art. 32 de la loi). Le créancier peut transférer au débiteur: l'indemnité forfait de 40 euros par facture (art. L.441-10 du Code de commerce) et les frais réels justifiés qui excèdent ce forfait.
Interdictions. Harcèlement, menaces injustifiées, contacts avec des tiers non autorisés, comportements de nature à porter atteinte à la dignité du débiteur: prohibés sous peine de responsabilité civile.
Commission sur encaissement (contingency). Le modèle dominant. La société de recouvrement perçoit un pourcentage de la somme effectivement encaissée. Pas de recouvrement, pas d'honoraires.
Taux usuels pour créances B2B en France:
Forfait par dossier. Fixé à la signature, indépendant du résultat. Usuel pour les demandes standardisées (lettre de mise en demeure unique). Montants 80-250 euros selon complexité.
Modèle hybride. Forfait initial réduit (50-100 euros) pour la mise en route, plus commission réduite (5-10%) sur encaissement. Partage équilibré du risque entre créancier et prestataire.
Abonnement mensuel. Pour portefeuilles de créances récurrentes. Montant fixe par mois couvrant un volume défini. Rare dans le recouvrement pur, plus commun dans les modèles BPO.
Avant de signer un mandat, le créancier devrait évaluer la société sur ces sept critères, avec des réponses en écrit:
1. Conformité à la loi de 1991. La société peut-elle produire un exemple de mandat conforme ? A-t-elle été l'objet de contentieux liés à la réglementation ? Ces questions révèlent la rigueur juridique.
2. Spécialisation B2B ou mixte. Une société qui gère principalement du recouvrement consommateur peut ne pas avoir les réflexes du recouvrement commercial (délais, documentation, interlocuteurs). Privilégier les spécialistes B2B.
3. Transparence tarifaire. La grille tarifaire est-elle communiquée par écrit sous 48 heures ? Avec des tranches par ancienneté et type de créance ? Ou les tarifs sont-ils "à discuter" ?
4. Processus de reporting. Portail en ligne avec accès temps réel ? Rapport mensuel écrit standardisé ? Ou simplement suivi téléphonique à la demande ?
5. Gestion des fonds recouvrés. Compte séquestre séparé du compte d'exploitation ? Fréquence de reversement au créancier (mensuelle, à l'encaissement) ? Délai maximum de reversement ?
6. Clause de sortie. Préavis de résiliation (idéalement 30-90 jours), indemnité éventuelle, traitement des dossiers en cours, restitution des documents.
7. Assurance responsabilité professionnelle. La société est-elle assurée pour une éventuelle responsabilité professionnelle ? Minimum 500 000 euros est un bon repère pour activité B2B.
Une société qui refuse ou tergiverse sur l'une de ces questions en écrit s'auto-exclut de la short-list.
Un point sous-exploité par beaucoup de créanciers français: l'indemnité forfait de 40 euros par facture impayée est automatique sous l'article L. 441-10 du Code de commerce, sans besoin de démontrer de préjudice concret.
Concrètement, pour un créancier qui confie 50 factures impayées à une société de recouvrement dans l'année, l'indemnité forfait cumulée est 2 000 euros transférable au débiteur en sus du principal, des intérêts, et des frais réels justifiés.
La règle d'or: la société de recouvrement doit systématiquement inclure l'indemnité forfait dans ses mises en demeure et demandes. Une société qui l'omet laisse de l'argent sur la table pour le créancier.
Pour le créancier, la question de contrôle: demander à la société des échantillons de mises en demeure pour vérifier l'inclusion systématique de l'indemnité forfait et du calcul précis des intérêts légaux majorés (BCE + 10 points).
Trois clauses qui méritent l'attention avant signature:
Durée minimum sans sortie. Un contrat qui impose 12 ou 24 mois sans résiliation est un signal fort. Les prestataires sérieux ont confiance dans leur qualité et ne verrouillent pas leurs clients.
"Commission de suite" illimitée. Si le débiteur règle après résiliation du mandat, la société prétend à commission. Clause acceptable avec durée limitée (3-6 mois); problématique si illimitée.
"Commission sur toute somme versée". Le débiteur verse au créancier directement pendant la période du mandat ? La société prétend à commission. Acceptable si clairement lié au recouvrement amorcé par la société; abusif si toute paiement compte.
Frais annexes opaques. Frais d'ouverture de dossier, de recherche d'adresse, de mise en demeure, de procédure. Ces frais s'additionnent; le total peut approcher ou dépasser la commission. Demander la liste complète avant signature.
Dans l'examen de sélections de sociétés de recouvrement en France sur les 18 derniers mois, un critère prédisait fortement la satisfaction ultérieure du créancier: la transparence tarifaire en amont.
Les sociétés qui envoyaient une grille tarifaire complète et écrite sous 48 heures avaient des taux de satisfaction et de renouvellement contractuel nettement supérieurs à celles qui insistaient pour un rendez-vous ou une discussion téléphonique avant de communiquer les tarifs.
La raison: la transparence tarifaire est un indicateur de rigueur opérationnelle. Une société qui cache ses tarifs gère probablement aussi son opérationnel avec opacité. Une société qui publie ses tarifs a confiance dans sa compétitivité.
Le filtre pratique pour un créancier en phase de sélection: envoyer la même demande écrite à 3-5 sociétés candidates, en précisant le scénario (montant, ancienneté, pays du débiteur). Les réponses complètes sous 48 heures révèlent les sérieux; les autres se disqualifient.
Un prestataire professionnel spécialisé dans le recouvrement amiable de créances pour compte d'autrui. En France, l'activité est encadrée par la loi du 9 juillet 1991 et le décret de 1996. Le recouvrement amiable exclut les mesures d'exécution forcée, qui relèvent du commissaire de justice.
Évaluer sur sept critères: conformité légale, spécialisation B2B, transparence tarifaire, qualité du reporting, gestion des fonds, clauses de sortie, assurance responsabilité. Demander les réponses en écrit sous 48 heures; comparer sur scenarios identiques.
Commission sur encaissement typique 10-20 pour cent pour B2B, scalée selon ancienneté et complexité. Forfait unique par dossier 80-250 euros pour lettres de mise en demeure. Modèles hybrides (forfait réduit plus commission réduite) courants.
L'indemnité forfait de 40 euros par facture sous l'article L.441-10 du Code de commerce est automatique en B2B. Les frais réels justifiés qui excèdent les 40 euros sont également récupérables sur justification. Les intérêts légaux majorés (BCE + 10 points) s'ajoutent automatiquement.
Selon la clause de sortie du mandat. Les mandats sérieux prévoient une résiliation avec préavis (30-90 jours). Les mandats avec durée minimum longue sans sortie sont signe d'alerte. La résiliation pour juste motif (violation grave du prestataire) est possible à tout moment.
Choisir la bonne société de recouvrement est une décision qui impacte directement le net à encaisser. Place a case pour une évaluation dans le jour ouvré.
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